Non au McDo de Lézignan Cbrs et à l'industrie de la malbouffe !

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#2

2011-08-25 23:17

Arretez de nous tuer à petits feux

Réponses


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#51 Re:

2012-01-20 13:09:26

#2: -  

 

Moulins. L'hydroélectricité malmenée par une directive

20 janvier 2012 - 1 réaction(s)

L'association des Moulins du Finistère vise à développer l'hydroélectricité. Mais à la veille de son assemblée générale, elle doit encore faire face aux contraintes imposées par l'Europe au nom de la continuité écologique.

L'association des Moulins du Finistère a pour objectif de sauvegarder et de revaloriser le patrimoine départemental, en l'adaptant aux évolutions de la société actuelle. Cette année encore, elle met principalement l'accent sur le développement du potentiel hydroélectrique des moulins à eau mais une directive européenne malmène ses ambitions. «On peut épauler les propriétaires qui veulent s'engager dans cette production écologique et durable, explique Roger Le Bohec, vice-président de l'association. On aide à la restauration des équipements, on cherche des fournisseurs, des entreprises...».

400 moulins à eau dans le Finistère

Une installation produisant entre cinq et huit kilowattheures coûte, tout compris, environ 8.000€. «Un investissement inusable et amorti en moins de dix ans», souligne Charles Segalen, propriétaire du moulin de Launay, à Guengat, qui produit sa propre électricité depuis près de trente ans. Au total, dans le département, douze moulins sont entièrement autonomes grâce à leur production hydroélectrique. Et sur les 400 moulins à eau du Finistère, un quart des propriétaires ont déjà fait savoir qu'ils étaient intéressés pour s'équiper. Mais les démarches de l'association sont rendues difficiles à cause d'une directive européenne, parue en février2011, visant le bon état des eaux d'ici 2015.

Continuité écologique

Selon ce texte, les moulins porteraient atteinte à la continuité écologique, empêchant les sédiments de s'écouler et les poissons de remonter le cours des rivières. «Il est préconisé de détruire tous les barrages et seuils de moulin... Mais cette circulaire encourage également la production hydroélectrique. On est dans un imbroglio pas possible!», constate RogerLeBohec. L'association doit donc, avant d'envisager toute installation hydroélectrique, vérifier les droits d'eau des moulins. «Certaines constructions datent d'avant 1789, leurs droits d'eau sont donc imprescriptibles. D'autres moulins sont fondés en titres, c'est-à-dire perpétuels. On fait valoir les règlements, sauf si les documents sont inexistants. Et on trouve des solutions alternatives, des passes à poisson par exemple». Grâce aux interventions de l'association, aucun ouvrage n'a été détruit dans le département malgré cette directive européenne. «Depuis qu'on a mis les pieds dans le plat l'année dernière, on est beaucoup plus consultés et associés aux démarches administratives». Et même si certains différends persistent, RogerLeBohec est persuadé que l'hydroélectricité a un bel avenir devant elle. Pratique Assemblée générale, dimanche à Landrévarzec, de 10h à 12h30, suivie d'un repas et d'une visite de plusieurs moulins. Association des Moulins du Finistère, Moulin du Pont, 29460 Daoulas. Tél.02.98.46.21.25.

  • Ermeline Mouraud